Présentation

Qui suis-je ?

Je me présente, Wilfrid de Nancey, président de l'association de reconstitution médiévale "Les Compagnons de Valérien". Nous proposons diverses animations sur notre campement autour de la période 1180-1220 telles le travail du cuir, la fabrication de cottes de mailles, les jeux, la dégustation d'hypocras, de l'alchimie, herboristerie, forge, musique, combat, danse... Et j'en passe. N'hésitez pas à visiter notre forum, et à nous retrouver en animation à travers la France... 

Tout d'abord, je tiens à remercier les "Guerriers du Moyen-age" car sans eux, faire un bouclier nous aurait sûrement pris beaucoup de temps. Je vais donc tenter de montrer ici comment on peut réaliser un bouclier cintré, bien entendu en bois, et en peu de temps. Il vous faut, pour bien commencer :

- Trois planches de contreplaqué de 5mm un peu plus grande que la taille finale de votre bouclier,

- Trois planches de sapin de 25mm d'épaisseur, aussi longues que la largeur du bouclier et suffisement larges pour obtenir le ceintrage désiré, que vous découperez avec un arrondi comme sur la photo. Avec un scie-sauteuse et ensuite une bonne rape on y arrive très bien...,

- Deux poteaux carrés (qui servent de rails),

- Quelques clous, de la colle vinylique pour utilisation extérieure, des serre-joints, des sangles, des trétaux, ...

Avec tout ça, vous allez confectionner un gabarit tel que celui-ci. Il suffit de clouer le tout, c'est amplement suffisant. Vous pouvez ensuite mettre une première planche que vous encollez bien partout. Normalement, jusque là, rien de bien compliqué, mais la suit... En fait, c'est tout aussi facile, vous mettez une seconde par dessus la première, puis vous serrez bien le tout (gabarit de ceintrage et les deux planches) avec sangles et serre-joints. Il ne reste plus quà attendre, et recommencer avec la troisième planche.

Pour réaliser ces pièces, je me suis appuyé sur ce site :

http://guerriersma.free.fr/contenu/Articles_tutos/echecs/echecs.htm

 

Grâce à ce lien, j'ai pu avec un manche à balais, une scie et un bon couteau réaliser ces quelques pièces...

La Reine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un Pion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques pièces en vrac

Apparu au nord de l'inde vers l'an 600, le jeu d'échecs s'est diffusé en Europe notamment via le contact arabo-musulmans/européens en Espagne. C'est un classique des jeux pratiqués au Moyen Age, mais celui que nous connaissons de nos jours est le fruit d'une longue évolution. Le nom latin du jeu d'échecs est scaci ou ludus scacorum, esches en ancien français. Le jeu médiéval est très différent du notre.

Les noms des pièces sont différents au Moyen Age. Tout d'abord parce que le français a évolué, deuxièmement parce que les concepts auxquels renvoyaient les pièces dans les versions indiennes persanes et arabes étaient différents (la dame était une tente ou un vizir, la tour un char, le fou un éléphant ...). Certains changent peu : Le roi se nommait le roy, le cavalier le chevalier, et le pion est appelé paon. D’autre au contraire change radicalement : La dame est dénommée la vierge, la tour s'appelle le roc, et le fou est nommé l'aufin ou alphin.

Avant la fin du XVème siècle, le mouvement des pièces est bien différent de celui que nous connaissons. La vierge ne se déplace que d'une case en diagonale ce qui la rend bien plus faible que la toute puissante reine actuelle. L'aufin (fou) ne peut pas se déplacer de plus de deux cases en diagonale et peut sauter les autres pièces. Les pions quant à eux ne peuvent pas se déplacer de deux cases lors de leur premier mouvement.
Toutes les modifications qui ont mené à notre jeu moderne sont effectives dès le milieu du XVIIème siècle. Les subtilité telle le mouvement accru des pions au premier mouvement, la prise en passant ou le roque sont encore plus tardifs.

L’apparence des pièces varie aussi considérablement d'un siècle à l'autre. Les camps qui s'affrontent, sont rouge et blanc au Moyen Age. En effet les jeux orientaux voyaient s'affronter des noirs et des rouges, mais la symbolique des couleurs ne convenait pas à l'idéologie et à la symbolique chrétienne, qui remplaça d'abord les noirs par des blancs.
L’auphin était représenté par un évêque, le chevalier était constitué du cheval et de son cavalier, la tour elle, passe du char au soldat d’élite avant de prendre sa forme actuelle.

Enfin les parties ont une physionomie très différente des nôtres. Etant donné l'insignifiance de la dame qui n’est pas la pièce surpuissante que l’on connaît aujourd’hui, et la faiblesse des fous dont l’aire d’effet nous paraît ridicule, les pions sont des pièces capitales qui bloquent les mouvements et les attaques. Du fait de ces faiblesses de pièces aujourd’hui très rapide, la durée des parties est considérablement accrue. La tour conserve toutefois son rôle de pièce très puissante et permet souvent de conclure les parties.

Pour en savoir plus :
http://compagnonsdevalerien.over-blog.com/article-2475141.html

Ce premier article montrera comment j'ai tenté de fabriquer une gigue. Ce n'est qu'un début, mais d'autres articles suivront au fur et à mesure de mon avancée dans cet instrument.


Pour faire une gigue, on commence par prendre soit une planche de bois, soit un demi tronc. La gigue est un instrument monobloc, du coup, on va tout faire dans ce seul morceau de bois que l'on a choisi.


Ici, j'ai pris une simple planche d'environs 5cm d'épaisseur. Après avoir découpé la forme générale (ici, ce sera une gigue piriforme), j'ai évidé à la gouge la caisse de résonnance.
Ensuite, j'ai mis en forme le manche à la scie puis à la rape.

Je termine cet article alors que je viens de coller la table d'harmonie sur le dessus de la caisse de résonnance.
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