Présentation

Qui suis-je ?

Je me présente, Wilfrid de Nancey, président de l'association de reconstitution médiévale "Les Compagnons de Valérien". Nous proposons diverses animations sur notre campement autour de la période 1180-1220 telles le travail du cuir, la fabrication de cottes de mailles, les jeux, la dégustation d'hypocras, de l'alchimie, herboristerie, forge, musique, combat, danse... Et j'en passe. N'hésitez pas à visiter notre forum, et à nous retrouver en animation à travers la France... 

Retrouvé en 1835 sous l'autel de la Vierge dans l'eglise St Jean Baptiste de Carrières-sur-Seine, cette oeuvre du second quart du XIIème siècle est un grand relief, réalisé dans trois grands blocs de pierre calcaire. Il représente une Vierge en majesté, flanquée de l'Annonciation, et du Baptème du Christ. Il est possible que ce soit le plus ancien exemple de retable conservé dans la moitié nord de la France. Il est assez représentatif de la période de transition entre les styles roman et gothique.

Longtemps dissimulée, l'oeuvre a conservé des traces importantes de polychomie et l'on constate que celle-ci avait l'objet d'au moins deux interventions successives.

Stylistiquement, l'oeuvre est assez difficile à situer. Elle juxtapose des éléments de tradition ancienne (le motif de rinceaux peuplés d'animaux et même d'une figure humaine, qui encadre le retable) à des formes novatrices (les figures sont entièrement détachées du fond, et acquièrent de ce fait une sorte d'autonomie). Le décor architectural de la partie supérieure (une Jérusalem céleste ?) s'adapte aux figures et ne leur impose plus leur attitude.

Au centre du retable, la Vierge trône "en majesté". A sa droite, figure la scène de l'annonciation, avec un ange à l'étrange coiffure faite de bandelettes croisées ; sa robe est soulevée par des plis en "cloche" peut-être pour suggérer qu'il échappe à toute pesanteur. A gauche, est représenté le Baptème. Le corps du Christ mutilé émerge du Jourdain, avec à sa gauche St Jean Baptiste vêtu d'une toison et à sa droite un ange qui lui apportait peut être un linge. Dans ces deux scènes latérales, les ailes des anges débordent sur le décor de l'encadrement, comme pour indiquer qu'ils n'appartiennent pas à l'espace terrestre.

Au XIIème siècle, l'autel voit une transformation de son aménagement, jusque là, seul sa face avant (et exceptionnellement ses faces latérales et son revers) étaient susceptibles de recevoir un décor, figuré ou non. L'usage apparait alors soit d'étendre ce décor au mur placé derrière l'autel, soit de placer au dessus de la table de l'autel un élément vertical, le retable.

Visuellement très important pour les fidèles, placé devant le célébrant, le retable suit presque toujours un programme iconographique qui a valeur à la fois d'enseignement et d'affirmation des points fondamentaux du dogme.

 

 

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