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Lundi 24 septembre 2007
Le seul manuel de combat proche de la période historique que nous abordons est nommé i 33. Ecrit vers la fin du 13 ème siècle, il est conservé à la bibliothèque du Royal Armouries de Leeds. Son nom est en fait son numéro d'inventaire. Ce manuel est un assemblage de 32 feuillets indépendants reliés entre eux (dans l'ordre ?) au 17 ou 19 ème siècle. C'est un manuel spécialisé sur l'art de l'épée maniée avec un bocle (ou targe) qui nous montre que le clergé était impliqué dans l'enseignement du combat. Vous pouvez le retrouver en intégralité (en noir et blanc) dans la rubrique photos...
par Wilfrid de Nancey publié dans : Le combat communauté : Histoire Géographie
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Mercredi 23 mai 2007

Le modelage est une technique traditionnelle de sculpture, au même titre que la taille. Le modelage est un procédé d'ajout progressif de matériau. Le sculpteur part d'un noyau interne, armé ou non, qu'il grossit à l'aide d'une matière molle (terre glaise, cire, résine synthétique). Il peut à chaque instant ajouter ou enlever de l'épaisseur, modifier le dessin des formes et a ainsi toute liberté pour rectifier son travail au fur et à mesure. Une fois le modèle achevé, on en tire un moulage en plâtre, que le sculpteur peut encore corriger.

Cette technique est la plus couramment employée, mais elle suppose que l'on se préoccupe par la suite de réaliser l'oeuvre dans la matière définitive. Cela peut se faire soit en utilisant le plâtre comme modèle pour la mise aux points, soit en procédant à la fonte en bronze. Il s'agit d'une opération artisanale très délicate.

Face à l'image du sculpteur italien taillant le marbre, on a souvent mis en valeur la dimension métaphysique du modelage. Semblable à Dieu créant l'homme avec un peu de terre et d'eau, de boue, le modeleur façonne en toute liberté une forme, il crée pour ainsi dire à partir de rien. Rodin a mis en lumière cette identification avec la Main de Dieu, qui montre la main du Seigneur modelant de la terre pour créer l'homme et la femme, et figure tout aussi bien son propre geste de créateur.

par Wilfrid de Nancey publié dans : la sculpture
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Mercredi 23 mai 2007

La technique la plus ancienne, qui correspond précisément au sens étymologique du mot «sculpture», est la taille. C'est un procédé de soustraction progressive du matériau, qui s'applique à toutes sortes de matières : bois de différentes essences, pierre, mais aussi ivoire, os, béton, polystyrène. On distingue deux sortes de taille : la première est la taille directe, la seconde est la taille par mise aux points. L'autre technique traditionnelle de sculpture est le modelage.

La taille directe : L'artiste, aidé d'un dessin ou d'une esquisse en trois dimensions, taille lui-même le bloc de matière, et invente la forme de l'oeuvre tout en l'exécutant. Il s'agit d'un travail difficile, et qui ne permet aucun repentir. Ce procédé, utilisé dans l'Antiquité, au Moyen Age et jusqu'à la Renaissance, a été remis à l'honneur à la fin du XXe et au début du XXe siècle.

Dans la taille directe, le sculpteur part de la matière et suppose qu'existe en elle une forme qu'il doit révéler plus que créer, ce qu'exprime parfaitement Michel-Ange : «L'esprit du sculpteur ne peut inventer aucune idée qu'un bloc de marbre ne possède pas». La tâche du sculpteur est d'être à l'écoute du matériau, de mettre au jour l'oeuvre à venir, non de l'inventer intellectuellement. Comme dira Brancusi, un des rénovateurs de la taille directe au XXe siècle : «La main pense et suit la pensée de la matière». Cette rêverie sur le respect de la matière a notamment servi de fondement théorique à deux courants de notre temps : le développement de la sculpture sur de nouveaux matériaux, dont le caractère inédit doit justement favoriser la création de formes nouvelles, et la sculpture abstraite, qui se présente comme l'exploitation de la vérité et de l'esprit d'un matériau sans qu'on ait besoin d'un sujet particulier à traiter.

La taille par mise aux points : L'artiste se contente de créer, par modelage, le modèle de son oeuvre, et laisse le soin de tailler la matière définitive à ses collaborateurs, assistants et praticiens. Il gagne ainsi du temps, évite le travail fastidieux de la taille, et ne court pas le risque de gâcher une matière coûteuse. La reproduction du modèle en une matière dure est une opération quasi mécanique, qui se fait avec l'aide de la «machine à mettre aux points», existant depuis la Renaissance et perfectionnée au cours du XIXe siècle.

par Wilfrid de Nancey publié dans : la sculpture
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